Courir en côte, c'est difficile, vraiment. Mais c'est justement pour ça que c'est un excellent exercice d'entraînement. Que vous vous prépariez pour une longue course sur terrain plat ou une course accidentée en forêt, courir en côte vous rendra plus fort, plus rapide et mentalement plus résistant. Courir sur terrain plat n'offre pas les mêmes avantages.

Imaginez les côtes comme une salle de sport en plein air. Chaque montée sollicite davantage vos muscles. Votre cœur s'emballe. Votre mental apprend à persévérer même dans les moments difficiles. Avec le temps, ces entraînements exigeants vous permettront d'améliorer considérablement vos performances dans n'importe quelle course, quel que soit le lieu.
Pourquoi les côtes vous rendent plus fort et plus rapide
Lorsque vous courez en montée, votre corps doit lutter contre la gravité à chaque pas. Vos muscles des jambes travaillent donc davantage pour vous propulser vers le haut que sur un terrain plat. Les muscles de vos jambes, comme ceux des fessiers, de l'arrière des cuisses et des mollets, travaillent tous plus intensément pour vous aider à gravir la côte.
Ce travail supplémentaire renforce vos muscles. Il le fait sans solliciter vos articulations, contrairement à certains exercices en salle de sport. Vous n'utilisez ni poids lourds ni machines susceptibles de vous blesser les genoux ou autres articulations. Au contraire, vous utilisez le poids de votre corps pour lutter contre la gravité. Cela vous permet de courir plus efficacement.
Courir en montée est également très bénéfique pour le cœur et les poumons. En montée, le corps a besoin de plus d'air (oxygène). Le cœur et les poumons travaillent donc davantage pour acheminer cet air jusqu'aux muscles. Cette pratique régulière améliore l'efficacité respiratoire. Lorsque vous courez à nouveau sur terrain plat, votre corps est habitué à l'effort. Courir à votre allure habituelle vous semblera alors beaucoup plus facile.

L'ascension de côtes sollicite fortement le cœur et les poumons ; il est donc crucial de suivre ses zones de fréquence cardiaque pour éviter le surentraînement. Porter un cardiofréquencemètre léger et précis comme le
Développement de la force et de la puissance
Courir en côte sollicite certains muscles qui améliorent vos performances. Vos fessiers travaillent moins sur terrain plat, mais en côte, ils fournissent l'essentiel de l'effort. Des fessiers plus forts vous permettent de prendre appui plus efficacement et contribuent également à prévenir les blessures.
Vos mollets (dans le bas de la jambe) travaillent davantage pour vous propulser vers l'avant. Cela développe votre puissance et vous permet de bouger vos jambes plus rapidement. Les muscles de vos hanches vous aident à lever les genoux plus haut, ce qui améliore votre foulée. Tous ces bienfaits se produisent simplement en courant en côte.

Monter et gravir des côtes courtes et raides à plusieurs reprises équivaut à faire des exercices de sauts. Cela permet de développer rapidement les muscles et la puissance nécessaire pour des accélérations fulgurantes. Vous courrez ainsi plus vite en sprint et en fin de course. Courir sur des côtes longues et douces permet à vos muscles de travailler plus longtemps, même lorsqu'ils sont fatigués.
Économie de fonctionnement améliorée
L'économie de course désigne la façon dont votre corps utilise l'air pendant que vous courez. Une bonne économie de course vous permet de courir plus vite en dépensant la même quantité d'énergie. Ou encore, vous pouvez courir à votre vitesse habituelle, mais avec une sensation d'effort moindre.
Courir en côte améliore vos performances de plusieurs façons. Tout d'abord, cela vous oblige à adopter une meilleure posture. Impossible de se tenir voûté ou de faire de trop grandes enjambées en montée. Vous vous tenez naturellement plus droit. Vous levez davantage les genoux. Vos foulées sont plus courtes et plus rapides. Ces bons réflexes vous sont également utiles sur terrain plat.
Deuxièmement, courir en côte renforce les muscles des jambes. Des muscles plus forts consomment moins d'énergie (d'air) à chaque pas. Cela permet d'économiser de l'énergie lors d'une longue course ou d'une compétition.
Renforcement de la force mentale
Courir en montée est difficile. On respire vite, on a les jambes en feu et on court plus lentement.Mais cette sensation de difficulté est bénéfique. Elle vous apprend à persévérer même dans les moments difficiles.
À chaque fois que tu montes une côte et que tu la franchis, tu te prouves que tu es capable de surmonter les difficultés. Cela forge ton mental. Tu pourras faire appel à cette force mentale en compétition, lorsque la fatigue se fera sentir ou que les autres coureurs seront plus rapides.
Les côtes apprennent aussi la patience et l'importance d'une bonne allure. On comprend qu'il est impossible de gravir chaque côte à toute vitesse, sous peine de s'épuiser. Cela permet de courir plus intelligemment en compétition : on maintient une allure régulière et on obtient de meilleurs résultats.
Types d'entraînements en côte
Répétitions courtes
Les courtes montées durent généralement de 30 à 90 secondes. Il faut les faire à un rythme soutenu. Trouvez une côte avec une forte pente. Montez-la presque aussi vite que possible. Redescendez lentement en marchant ou en trottinant pour récupérer. Répétez l'exercice 6 à 10 fois.
Ces séances de course vous permettent de gagner en force et en vitesse. Elles s'apparentent à la course sur piste, mais sont moins éprouvantes pour le corps. Leur courte durée contribue au renforcement musculaire, ce qui vous permet de courir très vite sur une courte distance lors d'une compétition et de gravir facilement les petites côtes.
Long Hills
Montez une longue côte en courant pendant 3 à 5 minutes. Courez à un rythme soutenu, mais pas à votre maximum. Cela renforce vos muscles et améliore votre oxygénation, vous permettant ainsi de courir plus longtemps sans vous fatiguer. Courir plus longtemps aide votre corps à maintenir son effort même lorsque vos muscles commencent à fatiguer.
Commencez par monter la colline 3 ou 4 fois. Au fur et à mesure que vous gagnerez en force, vous pourrez en faire 6 ou 8. Redescendez lentement en marchant ou en trottinant entre chaque montée pour récupérer. Ces entraînements sont exigeants. Il est donc conseillé de les faire les jours où vous vous êtes bien reposé.
Montées de tempo
Les montées à allure soutenue consistent à courir à un rythme régulier en montée sur une longue côte pas trop raide. On répète cet exercice pendant 20 à 40 minutes.
Ça devrait être difficile, mais vous devriez pouvoir continuer. C'est comme courir vite sur du plat.
Ce type de course vous permet de courir plus longtemps. Il vous apprend aussi à persévérer sur différents types de terrain.
Vous pouvez intégrer ces montées à une sortie plus longue. Commencez par un échauffement sur terrain plat. Ensuite, montez la côte. Enfin, terminez par une phase de récupération.
Ces séances de course ne sont pas aussi difficiles que certains autres entraînements en côte. Mais elles vous permettent tout de même de devenir beaucoup plus fort et d'améliorer vos performances en course à pied.
Bonne technique de course en montée
Une bonne posture est essentielle en montée. Gardez le buste droit ou légèrement penché vers l'avant à partir des chevilles. Ne vous penchez pas au niveau de la taille. Cette position droite ouvre la cage thoracique et favorise une meilleure respiration.

Raccourcissez votre foulée et augmentez votre cadence. Essayer de conserver la même longueur de foulée qu'en terrain plat en côte gaspille de l'énergie et fatigue vos muscles. Des pas courts et rapides sont plus efficaces.
Levez les genoux plus haut que sur terrain plat. Cela crée le dégagement nécessaire pour monter la pente efficacement. Dynamisez également vos bras. Vos bras et vos jambes travaillent ensemble ; des bras plus actifs contribuent donc à la puissance de vos jambes.
Concentrez-vous sur la propulsion puissante à chaque pas plutôt que sur le fait de vous étirer vers l'avant. Imaginez que vous repoussez le sol sous vos pieds. Regardez la colline devant vous plutôt que vos pieds. Cela vous aidera à maintenir une bonne posture et à rester concentré.
Technique de course en descente
Courir en descente est aussi important que courir en montée. On se blesse souvent en descendant, mais on peut aussi courir plus vite en descente lors d'une course.

Penchez-vous légèrement en avant à partir des chevilles, pas du dos. Cela vous aidera à bien courir en descente. Ne vous penchez pas en arrière. Se pencher en arrière vous fait heurter le sol plus violemment et vous ralentit.
Laissez la gravité vous aider, mais gardez le contrôle.Vos pas doivent être légers et rapides, pas lourds. Essayez de faire de nombreux petits pas rapides. Ne restez pas trop longtemps au sol à chaque pas.
Utilisez vos bras pour garder l'équilibre et maintenir un bon rythme. Bougez vos bras, mais gardez-les souples. Regardez quelques pas devant vous pour voir où poser les pieds, surtout sur les chemins accidentés.
Courir en descente peut solliciter intensément vos muscles et provoquer des courbatures. Commencez à courir en descente progressivement. Cela permettra à vos muscles de s'y habituer.
Trouver les bonnes collines
La meilleure colline pour vous dépend du type d'exercice que vous souhaitez faire.
Pour des ascensions rapides et difficiles, trouvez une pente raide. Il vous faudra environ 30 à 90 secondes pour la gravir en courant et en fournissant un effort maximal. S'il n'y a pas de véritables collines à proximité, vous pouvez utiliser les rampes des parkings, les ponts pour les piétons ou les escaliers d'un stade.
Pour les ascensions plus longues, trouvez une côte qui se monte en 3 à 5 minutes en courant. Il faut maintenir un effort modéré, sans forcer. La côte doit être suffisamment difficile, mais pas trop raide pour vous permettre de courir correctement.
Pour les longues ascensions régulières, privilégiez les côtes peu abruptes ou les zones légèrement vallonnées. Vous devriez pouvoir maintenir une vitesse constante pendant 20 à 40 minutes. Les chemins de terre en forêt, les anciennes voies ferrées sinueuses ou les quartiers vallonnés conviennent parfaitement.
Si vous habitez en plaine, sans aucune colline, il vous faudra trouver d'autres solutions. Vous pouvez utiliser un tapis de course incliné. Cela vous permettra de contrôler l'inclinaison et de vous entraîner en côte. Les ponts, les viaducs et même les immeubles avec escaliers peuvent également servir d'exercices en l'absence de relief. L'essentiel est de trouver un terrain qui vous fasse grimper.



Laisser un commentaire
Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.